Octobre Rose : cancer du sein et sophrologie
L’attente de résultats, l’annonce d’un cancer du sein ou les traitements peuvent faire naître de nombreuses émotions : peur, anxiété, tristesse ou incertitude.
À l’occasion d’Octobre Rose, je souhaite mettre en lumière la place de la sophrologie pour mieux vivre émotionnellement ces moments difficiles, en complément du parcours de soins.

Cancer du sein : quand les émotions prennent toute la place
Face à la maladie, il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que l’on ressent. Les questions concernant les traitements, l’avenir, la famille ou les changements corporels peuvent devenir envahissantes.
Certaines femmes éprouvent le besoin de parler, d’autres préfèrent garder leurs inquiétudes pour elles. Il arrive aussi de vouloir rester forte pour ses proches, alors que l’on ressent soi-même le besoin d’être soutenue.
Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre cette période. La peur et la tristesse sont des réactions humaines. Il n’est pas nécessaire de positiver à tout prix ni de faire semblant d’aller bien.
Pouvoir exprimer ce que l’on traverse, sans se juger, peut aider à mieux vivre cette période.
La sophrologie : un soutien pour traverser cette période
La sophrologie associe des exercices de respiration, de détente corporelle et de visualisation. Elle propose un temps pour se recentrer sur soi et accueillir ses ressentis, sans chercher à tout contrôler.
Dans le cadre d’un accompagnement complémentaire, elle peut notamment aider à :
Apprendre à relâcher les tensions physiques.
Prendre du recul lorsque les pensées deviennent envahissantes.
Mieux vivre le stress lié à certains examens ou rendez-vous.
S’accorder un moment de calme dans un quotidien bouleversé.
Se reconnecter à ses sensations et à ses propres ressources.
L’objectif n’est pas de supprimer les émotions, mais de disposer de quelques outils pour traverser les moments difficiles avec davantage de douceur et retrouver, lorsque cela est possible, un peu d’apaisement.
Chaque personne étant différente, les séances doivent s’adapter à son vécu, à ses besoins et à son état de santé.
La sophrologie ne soigne pas le cancer et ne remplace ni les traitements médicaux ni le suivi psychologique. Elle peut s’inscrire en complément du parcours de soins, si cette approche correspond aux attentes de la personne.
S’autoriser à être accompagnée
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être dépassée pour demander du soutien. Un psychologue, une association de patients, les professionnels de santé ou les soins de support proposés pendant le parcours de soins peuvent apporter une aide précieuse.
La sophrologie peut également offrir un espace pour se poser, relâcher les tensions et se recentrer sur soi.
En tant que sophrologue et naturopathe, je suis attentive à la dimension émotionnelle du mieux-être. Chaque séance de sophrologie est adaptée au vécu et aux besoins de la personne, dans le respect de son rythme.
Prendre soin de soi, c’est aussi s’autoriser à souffler et à demander de l’aide lorsque l’on en ressent le besoin.
À l’occasion d’Octobre Rose, n’oublions pas l’importance du dépistage du cancer du sein et du suivi médical. Pour toute question concernant votre santé ou un changement inhabituel au niveau d’un sein, consultez un professionnel de santé.

Pour aller plus loin
Pour vous informer sur le dépistage et les accompagnements proposés pendant et après un cancer, vous pouvez consulter le site de l’Institut national du cancer ou celui de la Ligue contre le cancer.





